La route de Los Angeles
Je viens de finir un très bon roman et comme je ne suis pas égoïste je vais vous faire profiter de mon enthousiasme.
Il s'agit de "La route de Los Angeles" de John Fante.
Je pourrais faire une critique pédante et dire que l'histoire est celle d'un jeune homme qui rejette sa condition réelle (d'homme et d'ouvrier) en se plongeant dans des réveries et des visions puériles ayant pour but de le faire parvenir à un idéal de femme et à son propre idéal masculin et nietzschéen ( hélas incompatibles pour lui). Je pourrais également vous dire que l'on assiste à une lutte intérieure et avec l'extérieur d'un personnage en quête d'identité grâce à une expression simple et percutante ; que j'ai trouvé chez Fante un maniement de la langue en apparence cru et spontanné mais qui permet d'accéder à une transcendance poétique comme je l'ai déjà vu chez Steinbeck ou Miller (Henry). Mais tout celà m'ennui et le ressenti à la lecture de ce livre est en grande parti personnel. Aussi, pour le retranscrire, je pense que raconter la façon dont j'ai découvert ce livre est plus approprié que le verbiage auquel je viens de me livrer ( ce qui n'était pas innocent mais pour le comprendre il faut lire le livre... héhéhéé je suis diabolique).
Donc...
Je dois avouer que je ne connaissais pas jusqu'alors cet auteur et que c'est la couverture du livre qui m'a attiré.
Imaginez-moi, étouffant dans la foule de rentrée d'un quatrième étage de gibert joseph en plein mois de septembre et me demandant quelle folie avait bien pu me pousser en ce lieu. Perdu entre des étudiantes cherchant le dernier Marc Lévy (beeeerk) je m'apprettais à fuir quand soudain un magnifique visage de pin-up attire et retient mon regard, les lèvres entre-ouvertes d'un rouge intense, les cheveux blonds platines rejetés en arrière et des lunettes en forme de pelliculles de film devant les yeux marquées du nom évocateur d'hollywood. Bref l'incarnation de l'aveuglement de la beauté du rêve américain plaquée sur une couverture de livre de poche.
C'est donc en sociologue convaincu et non en obsédé de base que je me penche alors sur l'ouvrage. La quatrième de couverture me situe l'auteur comme un beatnik avant-gardiste et me rappel les peintures des classes populaires de Steinbeck. J'achète donc l'ouvrage et comme il peut m'arriver de le faire en pareil cas, je le lis.
C'est donc cette lecture qui vient de s'achever et que je vous invite à découvrir.
Il s'agit de "La route de Los Angeles" de John Fante.
Je pourrais faire une critique pédante et dire que l'histoire est celle d'un jeune homme qui rejette sa condition réelle (d'homme et d'ouvrier) en se plongeant dans des réveries et des visions puériles ayant pour but de le faire parvenir à un idéal de femme et à son propre idéal masculin et nietzschéen ( hélas incompatibles pour lui). Je pourrais également vous dire que l'on assiste à une lutte intérieure et avec l'extérieur d'un personnage en quête d'identité grâce à une expression simple et percutante ; que j'ai trouvé chez Fante un maniement de la langue en apparence cru et spontanné mais qui permet d'accéder à une transcendance poétique comme je l'ai déjà vu chez Steinbeck ou Miller (Henry). Mais tout celà m'ennui et le ressenti à la lecture de ce livre est en grande parti personnel. Aussi, pour le retranscrire, je pense que raconter la façon dont j'ai découvert ce livre est plus approprié que le verbiage auquel je viens de me livrer ( ce qui n'était pas innocent mais pour le comprendre il faut lire le livre... héhéhéé je suis diabolique).
Donc...
Je dois avouer que je ne connaissais pas jusqu'alors cet auteur et que c'est la couverture du livre qui m'a attiré.
Imaginez-moi, étouffant dans la foule de rentrée d'un quatrième étage de gibert joseph en plein mois de septembre et me demandant quelle folie avait bien pu me pousser en ce lieu. Perdu entre des étudiantes cherchant le dernier Marc Lévy (beeeerk) je m'apprettais à fuir quand soudain un magnifique visage de pin-up attire et retient mon regard, les lèvres entre-ouvertes d'un rouge intense, les cheveux blonds platines rejetés en arrière et des lunettes en forme de pelliculles de film devant les yeux marquées du nom évocateur d'hollywood. Bref l'incarnation de l'aveuglement de la beauté du rêve américain plaquée sur une couverture de livre de poche.
C'est donc en sociologue convaincu et non en obsédé de base que je me penche alors sur l'ouvrage. La quatrième de couverture me situe l'auteur comme un beatnik avant-gardiste et me rappel les peintures des classes populaires de Steinbeck. J'achète donc l'ouvrage et comme il peut m'arriver de le faire en pareil cas, je le lis.
C'est donc cette lecture qui vient de s'achever et que je vous invite à découvrir.

4 Comments:
Enfin une nouvelle chronique. Je désesperai de pouvoir un jour vous lire à nouveau cher Amontillapoe. Je suis contente de voir que votre nomadisme littéraire vous ai amené jusqu'à Hollywood. Gibert Joseph reserve parfois de très bonne surprise. Je vous laisse car je dois faire une promenade à la FNAC.
Ne vous inquiétez pas ma chère Capris. S'il peut m'arriver de m'absenter pour cause de voyage quelques jours, je revient toujours livrer mon carnet de route. ;-)
En ce moment je lis un livre qui regroupe un ensemble de textes médiévaux autour d'un personnage pré-faustien : téophile. Ca à l'air intéressant. J'espère qu'il y aurra des drogues, du sexe et du rock and roll. Enfin version moyen-age...
En quelque sorte vous recherchez une filiation moyenageuse, à la "beat genration" . Lisez François Villon vous verrez que Keroac n'a rien inventé!
François Villon comme premier bite nique. L'idée est en effet intéressante.
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