Aléluia
Je viens de lire une petite pièce de Théatre qui m'a conforté dans mon idée de la relation entre le bien et le mal chez les crétins oups pardon, je voulais dire les chrétiens.
L'oeuvre en question est "le miracle de Théophile" de Rutebeuf. Théophile, héros pré-faustien, est victime d'une injustice en étant démis de ses fonctions de vicaire (il y a des vilains qui ont médis de lui dans son dos et ça c'est mal). Et là, ni une ni deux, il cède à la rancoeur et s'en va pleurnicher dans les jupons de Satan. Puis, incapable de profiter de l'aide de ce dernier, il se rend compte de son erreur (la damnation éternel contre un poste de vicaire retrouvé, ce n'est pas très fin soit dit entre nous) et il se remet à pleurnicher auprès de la vierge cette fois ci. Et là il est bien content le Théophile parce qu'il est excusé s'il promet d'être bien sage et bien gentil dorénavant. Alors Satan et ben il doit rendre le contrat à la vierge parcequ'il flippe trop sa mère qu'elle lui fasse une tête au carré.
Ce personnage m'a autant énervé que le Faust de Goethe qui, blasé, se compromet par désoeuvrement.
A chaque fois ces êtres pensent que le bohneur leur est du et dès qu'ils s'estiment floués ils se mettent à geindre et à quémander. Ils sont alors sensés ressortir assagis de l'épreuve et quelle belle morale.
Mais pour moi ça ne reste qu'une bande de pleurnichards servils. Comme Werther tient, celui là n'a rien fait ici mais j'ai envie de lui mettre un coup de pied au cul au passage.
Bon allez sérieusement, je trouve que la pièce de Rutebeuf condense en quelque pages toutes les grandes problématiques de la morale chrétienne et c'est un tour de force bien utile pour qui veut s'épargner une lecture trop longue et fastidieuse (ça c'est du critère littéraire ou je ne m'y connais pas).
L'oeuvre en question est "le miracle de Théophile" de Rutebeuf. Théophile, héros pré-faustien, est victime d'une injustice en étant démis de ses fonctions de vicaire (il y a des vilains qui ont médis de lui dans son dos et ça c'est mal). Et là, ni une ni deux, il cède à la rancoeur et s'en va pleurnicher dans les jupons de Satan. Puis, incapable de profiter de l'aide de ce dernier, il se rend compte de son erreur (la damnation éternel contre un poste de vicaire retrouvé, ce n'est pas très fin soit dit entre nous) et il se remet à pleurnicher auprès de la vierge cette fois ci. Et là il est bien content le Théophile parce qu'il est excusé s'il promet d'être bien sage et bien gentil dorénavant. Alors Satan et ben il doit rendre le contrat à la vierge parcequ'il flippe trop sa mère qu'elle lui fasse une tête au carré.
Ce personnage m'a autant énervé que le Faust de Goethe qui, blasé, se compromet par désoeuvrement.
A chaque fois ces êtres pensent que le bohneur leur est du et dès qu'ils s'estiment floués ils se mettent à geindre et à quémander. Ils sont alors sensés ressortir assagis de l'épreuve et quelle belle morale.
Mais pour moi ça ne reste qu'une bande de pleurnichards servils. Comme Werther tient, celui là n'a rien fait ici mais j'ai envie de lui mettre un coup de pied au cul au passage.
Bon allez sérieusement, je trouve que la pièce de Rutebeuf condense en quelque pages toutes les grandes problématiques de la morale chrétienne et c'est un tour de force bien utile pour qui veut s'épargner une lecture trop longue et fastidieuse (ça c'est du critère littéraire ou je ne m'y connais pas).

3 Comments:
je voulais apporter un précision. Lorsque je parle de personnage pré-faustien pour Théophile, je pense qu'il serait plus juste de parler de personnage post-théophilien pour Faust. Voilà, je sais "c'était vraiment très interessant"... ;-)
Bonjour cher Amontillapoe,
je reconnais bien là ta plume vive et alerte !
Est-ce parceque Rutebeuf a inspiré Léo Ferré ou est-ce parcequ'il était jongleur que tu as lu ce poème ? ;-)
Milimalimalou
Bah, la damnation par désoeuvrement ça me paraît quand même plus classe (et moins catho chiant) que les pérégrinations gnan-gnan de cette tête à claques de Werther!
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