Du rififi au lycée
Salut la compagnie,
L'échéance du bac approche et peut-être êtes-vous perdus dans vos fiches de révision. C'est pourquoi, dans mon infinie générosité qui me perdra certainement, je vais vous donner un petit cours de ratrapage de Sciences Economiques et Sociales sur un chapitre du programme de terminale intitulé "conflit et mobilisation sociale" (vous me voyez déjà venir ?).
L'une des problématiques de ce chapitre est de savoir à quelles conditions des individus peuvent se mobiliser pour entrer dans une action collective. On montre aux élèves que si les individus font un calcul rationnel d'arbitrage entre l'intérêt pour eux d'entrer dans l'action et les désavantages de cette implication, l'action collective risque de ne pas avoir lieu car les individus vont se comporter comme des passagers clandestins : ils ont collectivement intérêt à ce que l'action ai lieu (le gain de l'action est collectif) mais décident individuellement de ne pas s'y engager (le coût de l'action est individuel), c'est ce qu'on appelle le parodoxe d'Olson. En clair ils décident de laisser les autres agir à leur place et comme tout le monde raisonne ainsi rien ne se passe. (oui bon, merci les profs de s.e.s, on sait que vous le savez déjà, laissez vos camarades tranquilles et on sort les doigts de son...nez).
J'imagine que vous me suivez et que vous visualisez bien la situation. En général à ce stade du cours les élèvent rigolent et disent que les gens sont des rats. Comme ma charité n'est qu'imparfaitement chrétienne (n'en déplaise à certain qui place les valeurs du curé au dessus de celle de l'instituteur) je me fais bien sûr un plaisir de les renvoyer à leur propre apathie de p'tits morveux.
Donc à ce moment de forte ébulition de nos neurones la question se pose de savoir pourquoi des actions collectives ont quand même lieu et quelles formes prennent-elles ? Y a t-il aujourd'hui une baisse de l'action collective et pourquoi ? Oui quid ? Why ? Et pourquoi vous parlais-je de tout cela ? Que se passe-t-il dans la tête du narrateur ? Comment un simple cours peut-il comporter un suspens aussi intense ? Un suspens digne des plus grands épisodes d'amour gloire et beauté ? Jennifer avouera-t-elle à Brandon que les choux de bruxelle lui donnent des gaz ? Pourquoi Marie Drucker ne m'invite-t-elle pas au soir 3 ? Où tout celà va-t-il nous mener ? Ô temps suce et pend ton vole. Ô rage ! Ô désespoir !
La suite au prochain épisode.
Dans le prochain épisode vous découvrirez le sens de cette première partie. Il y aura du sang et des larmes, de la chique et du mollard. Vous y verrez votre serviteur au prise avec le gang de la bande à copé. Alors ne ratez sous aucun prétexte "Du rififi au lycée 2 le retour de la vengeance du vengeur masqué".
L'échéance du bac approche et peut-être êtes-vous perdus dans vos fiches de révision. C'est pourquoi, dans mon infinie générosité qui me perdra certainement, je vais vous donner un petit cours de ratrapage de Sciences Economiques et Sociales sur un chapitre du programme de terminale intitulé "conflit et mobilisation sociale" (vous me voyez déjà venir ?).
L'une des problématiques de ce chapitre est de savoir à quelles conditions des individus peuvent se mobiliser pour entrer dans une action collective. On montre aux élèves que si les individus font un calcul rationnel d'arbitrage entre l'intérêt pour eux d'entrer dans l'action et les désavantages de cette implication, l'action collective risque de ne pas avoir lieu car les individus vont se comporter comme des passagers clandestins : ils ont collectivement intérêt à ce que l'action ai lieu (le gain de l'action est collectif) mais décident individuellement de ne pas s'y engager (le coût de l'action est individuel), c'est ce qu'on appelle le parodoxe d'Olson. En clair ils décident de laisser les autres agir à leur place et comme tout le monde raisonne ainsi rien ne se passe. (oui bon, merci les profs de s.e.s, on sait que vous le savez déjà, laissez vos camarades tranquilles et on sort les doigts de son...nez).
J'imagine que vous me suivez et que vous visualisez bien la situation. En général à ce stade du cours les élèvent rigolent et disent que les gens sont des rats. Comme ma charité n'est qu'imparfaitement chrétienne (n'en déplaise à certain qui place les valeurs du curé au dessus de celle de l'instituteur) je me fais bien sûr un plaisir de les renvoyer à leur propre apathie de p'tits morveux.
Donc à ce moment de forte ébulition de nos neurones la question se pose de savoir pourquoi des actions collectives ont quand même lieu et quelles formes prennent-elles ? Y a t-il aujourd'hui une baisse de l'action collective et pourquoi ? Oui quid ? Why ? Et pourquoi vous parlais-je de tout cela ? Que se passe-t-il dans la tête du narrateur ? Comment un simple cours peut-il comporter un suspens aussi intense ? Un suspens digne des plus grands épisodes d'amour gloire et beauté ? Jennifer avouera-t-elle à Brandon que les choux de bruxelle lui donnent des gaz ? Pourquoi Marie Drucker ne m'invite-t-elle pas au soir 3 ? Où tout celà va-t-il nous mener ? Ô temps suce et pend ton vole. Ô rage ! Ô désespoir !
La suite au prochain épisode.
Dans le prochain épisode vous découvrirez le sens de cette première partie. Il y aura du sang et des larmes, de la chique et du mollard. Vous y verrez votre serviteur au prise avec le gang de la bande à copé. Alors ne ratez sous aucun prétexte "Du rififi au lycée 2 le retour de la vengeance du vengeur masqué".
