les chroniques d'amontillapoe

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Lieu : Paris

oui, qui suis-je, où vais-je, dans quel état j'erre ?

vendredi, octobre 20, 2006

Un pipi qui dérape

Ceux d'entre vous qui ont lu le "20 minutes" d'aujourd'hui ont peut être écarquillé les yeux à la lecture de la condamnation d'un homme par le tribunal de Quimper à un mois de prison ferme et 1500 euros d'amende pour... (je ménage ici un suspense insoutenable pour donner une dimension dramatique à ce blog)... pour avoir uriné sur un distributeur de billets de banque après une nuit arrosée. Comme l'écrit le journaliste de 20mn "ça fait cher le dépôt en liquide à la banque".
Il faut croire que les bretons ont décidé de sévir contre les soirées trop arrosées qui font pourtant la célébrité de leur région et ne veulent pas que des jets de chouchen digérés dérapent en arrosage de billet. Il est vrai que même bourré on doit faire un effort pour pisser à peu près droit. Mais de là à se retrouver en prison pour arrosage nocturne...
Si on recoupe cette information avec celle des ventes par la mairie de Paris de ses grands crus, on peut se dire qu'il est plus rémunérateur de vider sa cave plutôt que sa vessie.
Mais la conclusion terrible en serait qu'il vaut mieux vendre ses vins plutôt que de les boire ! Et ça je m'y refuse !!!
NON à la tyrannie qui veut nous priver des plaisirs les plus élémentaires (boire, se soulager après avoir bu...). Et quand des individus sont contraints dans leurs actions les plus simples on parle de totalitarisme !!! Farpaitement m'sieurs dames ! Alors vous voyez que cette histoire n' est pas aussi anodine qu'elle en à l'air.
Sur ce je vais m' en jeter un. ;-)

lundi, octobre 16, 2006

Aléluia

Je viens de lire une petite pièce de Théatre qui m'a conforté dans mon idée de la relation entre le bien et le mal chez les crétins oups pardon, je voulais dire les chrétiens.
L'oeuvre en question est "le miracle de Théophile" de Rutebeuf. Théophile, héros pré-faustien, est victime d'une injustice en étant démis de ses fonctions de vicaire (il y a des vilains qui ont médis de lui dans son dos et ça c'est mal). Et là, ni une ni deux, il cède à la rancoeur et s'en va pleurnicher dans les jupons de Satan. Puis, incapable de profiter de l'aide de ce dernier, il se rend compte de son erreur (la damnation éternel contre un poste de vicaire retrouvé, ce n'est pas très fin soit dit entre nous) et il se remet à pleurnicher auprès de la vierge cette fois ci. Et là il est bien content le Théophile parce qu'il est excusé s'il promet d'être bien sage et bien gentil dorénavant. Alors Satan et ben il doit rendre le contrat à la vierge parcequ'il flippe trop sa mère qu'elle lui fasse une tête au carré.
Ce personnage m'a autant énervé que le Faust de Goethe qui, blasé, se compromet par désoeuvrement.
A chaque fois ces êtres pensent que le bohneur leur est du et dès qu'ils s'estiment floués ils se mettent à geindre et à quémander. Ils sont alors sensés ressortir assagis de l'épreuve et quelle belle morale.
Mais pour moi ça ne reste qu'une bande de pleurnichards servils. Comme Werther tient, celui là n'a rien fait ici mais j'ai envie de lui mettre un coup de pied au cul au passage.
Bon allez sérieusement, je trouve que la pièce de Rutebeuf condense en quelque pages toutes les grandes problématiques de la morale chrétienne et c'est un tour de force bien utile pour qui veut s'épargner une lecture trop longue et fastidieuse (ça c'est du critère littéraire ou je ne m'y connais pas).

mercredi, octobre 11, 2006

Spectres de vichy

Je prend le clavier aujourd'hui pour dénoncer les graves dérives qui menacent la république française.
Les faits sont connus de tous : de jeunes gens scolarisés sont traqués par l'Etat au motif qu'ils n'ont pas de papiers. J'utilise ici le verbe avoir plutôt qu'être car se sont évidemment des êtres humains avant d'être des sans papiers. De plus je les estime adoptés par les droits de la république. C'est d'ailleurs le sens des parainages républicains. Ils n'ont peut-être pas de papiers, mais ils n'en ont pas moins des droits : droit à la scolarité, droit de vivre avec nous tout simplement...
Or, des comportements entourant les avis scélarats d'expulsion sont particulièrement inquiétant.
La collaboration entre les ministères de l'intérieur et de l'éducation nationale donne une dimension politique globale aux expulsions et subordonne l'école de la république aux pires fantasmes xénophobes.
De plus des fonctionnaires de l'éducation nationale subissent des pressions pour ne pas s'engager dans la contestation de telles pratiques. Certains mettent donc de côté leurs valeurs (s'il en ont jamais eu) pour privilégier leurs petits objectifs de carrière et se réfugient derrière un argument d'obéissance à l'autorité.
Et là c'est un ensemble d'images qui ressurgissent. Celles de la petite france de vichy, celles de fonctionnaires obéissant "aveuglément" aux ordres, celles de l'inaction gênée, celles des lâches, des sans coeur et des sans couilles. Dites "Au revoir les enfants", aujourd'hui votre camarade retourne en Chine.
Ha ! Heureusement que l'on fait de belles commémorations pour ne jamais oublier ! Alors ça ! Pour ne pas oublier, Sarkozy nous aide bien !!!
Au passage, nous retrouvons ce même danger de soumission à l'autorité qui pousse un individus à en électrocuter un autre au seul motif qu'il s'est trompé à un test de mémoire, et celà uniquement pour obéir à un médecin (cf l'expérience de Milgram). Nous retrouvons cette même indifférence à l'autre. Obéissons obéissons il en restera toujours quelqu'uns...
Mais merde !!!
Où ces gens là ont-ils donc foutu leur conscience ??? l'ont-ils rangé dans leur froc dans lequel ils ont malheureusement chié ???
Mais quel est le sens de leur vie ? Est-ce qu'obéir à un chef les fait suffisamment bander pour qu'ils en oublient les valeurs humanistes les plus essentielles ???

Merde !!! Je suis révolté !!!

dimanche, octobre 08, 2006

Coulez les boulets

Je reviens ici sur un sujet récurrent de ce blog : la surpopulation des piscines parisiennes.

Non seulement il y a trop de monde dans nos bassins mais en plus y foisonne une multitude de boulets qui n'ont toujours pas compris les règles élémentaires de fonctionnement des lignes d'eau.
Déjà, il est évident qu'on doit aller dans la ligne correspondant à son niveau...
Alors messieurs les papys qui pratiquez une sorte de dos papillon risible, mesdemoiselles en deux pièces qui vous appliquez autant à garder la tête hors de l'eau qu'à ne pas avancer, mesdames accrocs des battements de vos jambes molles ! Je n'ai rien contre vous !!! Non non ne croyez surtout pas ça! Mais allez barboter dans la ligne nageurs lents foutre dieu !

Et ce qui m'ennerve encore plus, c'est que ces boulets démarrent juste au moment où on s'apprête à faire un virage alors qu'ils avancent à 0,2 à l'heure ( et encore).
Maintenant, je n'ai plus de scrupules je double en crawl comme un sauvage en rasant le boulet pour lui faire boire la tasse ! Ce n'est que comme ça que le boulet comprend qu'il n'est pas à sa place, même si certains champions de la boulétude mettent un point d'honneur à faire chier leur monde malgré les coups et les remontrances.

Et le pire, le sommum, le fin du fin du boulet, c'est qu'aujourd'hui je me suis fait draguer par une vieille boulette après être sorti de l'eau!!! Baaaaa !!!!
Alors même hors du bassin il faut continuer à subir la présence innoportune des boulets ??? Mais jusqu'où iront-ils ??? Vont-ils tels les rinhocéros de Ionesco empiéter de plus en plus sur notre espace vital ???
Aussi, avant d'en arriver à une situation appocalyptique où nous serions entourés de boulets qui, tels des zombies en slip de bain, avanceraient vers nous, l'air agard, comme dans une scène de la nuit des morts vivants, il faut réagir !!! Réagissons !!! REAGISSONS NOM DE DIEU!!! Coulons les boulets !!! Coulez les boulets ! Pour chaque tête de boulet coulée c'est un nageur qui respire !!!

Merci d'avoir lu ce communiqué de l'ACB (Association pour le Coulage des Boulets)

mercredi, octobre 04, 2006

La peur et internet

Voici quelques réactions après le survol du journal "le parisien" d'aujourd'hui.
tout d'abord je regrette de ne pas avoir acheté d'actions de meetic. J'aurrais bien aimé gagner un peu d'argent grâce à ceux qui rêve de niquer sur meetic (bon j'ai perdu la rime mais tant pis).

Je trouve mignon l'idée du site dilelui.com de lancer des messages dans des bouteilles virtuelles pour peut être revoir une personne croisée furtivement dans le métro.
Extrait tiré du parisien : " Bon, ce matin comme ce soir, je serai dans le même car que toi, comme hier, comme demain, comme depuis un an. J'ai très envie de te parler, mais je n'ose m'asseoir à côté de toi, je ne sais plus quoi faire, je pense tout le temps à toi... J'ai trop envie de te connaître. Je passe des heures à un mètre de toi, je n'en peux plus... Au secours !!! Fais un geste..."
On remarquera quand même la contribution d'internet à la démocratrisation de la littérature... J'aime beaucoup le passage :" comme hier, comme demain, comme depuis un an" Je trouve ça d'un romantisme touchant. Peut être avons nous là la version informatisé d'un Werther moderne. Et oui le Werther moderne prend le bus pour aller bosser tous les matins et se paluche en pensant à une Charlotte bien improbable assise sur un strapontin et se repoudrant le nez avant d'aller vendre des polices d'assurance.

Ces messages comme ceux qui parraissent dans libé sont souvent marqués par le doute de leurs auteurs. ils craignent que l'être aimé ne se reconnaisse pas.
Pour éviter ce problème, je leur propose ici un modèle type qui peut évidemment être adapté en fonction des personnalités de chacun : "Toi top modèle de type slave sur la ligne 1, moi gros pervers baveux qui t'a collé une main au cul entre saint paul et hotel de ville. Te reconnais tu et te souviens tu de moi ?" Là aucun doute possible. C'est bien plus sûr que "J'ai bien cru qu'on allait dans la même direction, jusqu'a ce que tu continues vers la ligne 5 alors que j'allais vers Ivry" (in "le parisien").

Enfin je remarque que la peur a investie notre monde réel. Pas étonnant donc que l'on se réfugie dans le virtuel : danger dans les rues, danger dans les bouteilles, danger partout, même danger sur le net because les virus !!!
Je ne comprend pas, pourtant je relève la tête de mon écran et je vois le ciel bleu et des branches se balançant mollement au gré d'un vent d'automne. Où est donc cette peur ? Haaaa nonnn romantisme sors de moi... Werther ta mère suce des bites en enfer !!!