les chroniques d'amontillapoe

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Lieu : Paris

oui, qui suis-je, où vais-je, dans quel état j'erre ?

vendredi, septembre 29, 2006

La route de Los Angeles

Je viens de finir un très bon roman et comme je ne suis pas égoïste je vais vous faire profiter de mon enthousiasme.
Il s'agit de "La route de Los Angeles" de John Fante.
Je pourrais faire une critique pédante et dire que l'histoire est celle d'un jeune homme qui rejette sa condition réelle (d'homme et d'ouvrier) en se plongeant dans des réveries et des visions puériles ayant pour but de le faire parvenir à un idéal de femme et à son propre idéal masculin et nietzschéen ( hélas incompatibles pour lui). Je pourrais également vous dire que l'on assiste à une lutte intérieure et avec l'extérieur d'un personnage en quête d'identité grâce à une expression simple et percutante ; que j'ai trouvé chez Fante un maniement de la langue en apparence cru et spontanné mais qui permet d'accéder à une transcendance poétique comme je l'ai déjà vu chez Steinbeck ou Miller (Henry). Mais tout celà m'ennui et le ressenti à la lecture de ce livre est en grande parti personnel. Aussi, pour le retranscrire, je pense que raconter la façon dont j'ai découvert ce livre est plus approprié que le verbiage auquel je viens de me livrer ( ce qui n'était pas innocent mais pour le comprendre il faut lire le livre... héhéhéé je suis diabolique).
Donc...
Je dois avouer que je ne connaissais pas jusqu'alors cet auteur et que c'est la couverture du livre qui m'a attiré.
Imaginez-moi, étouffant dans la foule de rentrée d'un quatrième étage de gibert joseph en plein mois de septembre et me demandant quelle folie avait bien pu me pousser en ce lieu. Perdu entre des étudiantes cherchant le dernier Marc Lévy (beeeerk) je m'apprettais à fuir quand soudain un magnifique visage de pin-up attire et retient mon regard, les lèvres entre-ouvertes d'un rouge intense, les cheveux blonds platines rejetés en arrière et des lunettes en forme de pelliculles de film devant les yeux marquées du nom évocateur d'hollywood. Bref l'incarnation de l'aveuglement de la beauté du rêve américain plaquée sur une couverture de livre de poche.
C'est donc en sociologue convaincu et non en obsédé de base que je me penche alors sur l'ouvrage. La quatrième de couverture me situe l'auteur comme un beatnik avant-gardiste et me rappel les peintures des classes populaires de Steinbeck. J'achète donc l'ouvrage et comme il peut m'arriver de le faire en pareil cas, je le lis.
C'est donc cette lecture qui vient de s'achever et que je vous invite à découvrir.

mardi, septembre 19, 2006

fête de l'huma

Etant à la fête de l'huma ce Week-end, je ne peux m'empêcher de faire un petit compte rendu de ce que j'y ai vu et entendu.
Tout d'abord le village du livre est toujours aussi intéressant. C'est l'occasion de rencontrer des auteurs dans un contexte quand même assez privilégié. Pour les auteurs de bd il n'y a quasiment personne pour des auteurs connus (comme Luz et Charb) qui créent des files d'une heure dans les festivals de bd. J'ai discuté avec Mathieu Sapin, l'auteur de supermurgeman, qui s'est avéré être très sympa.
J'ai également fait des rencontres très riches puisque j'ai pu causer avec les époux pinçon-charlot (et filmé par dessus le marché) et surtout avec Malek Chebel dont l'ouverture fait plaisir à voir.
Musicalement, j'ai trouvé la prestation de Cali très limite. Il en faisait des tonnes et je n'ai pas trouvé ça naturel. En plus il a intégré les rappels dans son créneau horaire en y plaçant ses chansons les plus connues. Je n'appel pas ça un rappel.
Par contre Bénabar a une vraie présence sur scène, et je l'ai trouvé très communicatif. J'ai vraiment pris du plaisir à l'écouter alors qu'à la base je ne suis pas un grand fan de Bénabar.
Je réserve enfin une mention spéciale à Raphaël. A son propos j'hésite entre le rire et la consternation. Voilà un petit gringalet au milieu d'une bande de mauvais musiciens décatis, sans aucune voix et qui débite des chansons aux paroles aussi cloches que contradictoires avec le personnage. Quand on est un minet parisien qui boss pour une grande major on ne fait pas son rebelle.
Enfin il faut croire que la rebellion version aseptisée est un bon produit de consommation à en juger par tous les tee-shirt du Che que les marchands du temple peuvent vendre sur la fête...
Cela prouve en tout cas que la fête de l'huma est à l'image de notre belle société : pleine de contradictions. (si vous trouvez cette morale aussi profonde qu'un fond de slip de trois jours, c'est tout à fait normal...)

jeudi, septembre 14, 2006

l'esquive

Je pensais parler aujourd'hui des propositions de réforme de la carte scolaire, mais je me sens calme et j'ai envie de le rester avant d'aller dormir.
Aussi, je vais dire un mot ou deux sur un très bon film que je n'avais (honte à moi) pas encore vu et qui m'a ravi hiers soir.
Il s'agit de l'esquive (toute ressemblance avec le premier sujet esquivé est évidemment fortuite).
Je dois dire que j'avais quelques a priori négatifs à propos de ce film.
Je me disais : voilà encore un film gnangnan plein de bon sentiments où des pseudos sauvageons découvrent grâce au théatre qu'ils s'aiment et qu'il peuvent s'exprimmer autrement que par "ziva".
J'ai finalement trouvé le ton de ce film très juste. Je ne débattrais pas sur la question "y-a-t-il une culture de banlieu ?", mais la sincérité de ce film traduit le quotidien de jeunes sans tomber dans le jugement moralisateur de leurs pratiques en comparaison à une culture dominante légitime qui serait le théatre.
J'ai trouvé les personnages touchant et convaincant et la fin esquive les écueils que je craignais.
Bref, un très bon film qui a pour moi une valeur sociologique.

mercredi, septembre 13, 2006

le péril du service public

J'ouvre ici une "petite" page politique pour faire remarquer l'inquiétante cohérence de la politique gouvernementale.
Le corps enseignants est victime d'une nouveauté : les conseils pédagogiques composés de professeurs coordinateurs par matière chargés de faire un compte rendu de l'action de leurs collègues. Sans parler de but (plus ou moins avoué) cette mesure vise à diviser le corps enseignant en créant des sortes de super-profs qui aurront une relation particulière avec l'administration et qui pourront fliquer leurs collègues. C'est donc l'unité du corps enseignant qui est attaquée tout comme elle l'avait été avec le protocole des remplacements de moins de quinze jours qui divisait aux yeux de l'administration les profs acceptant ou refusant le protocole.
De plus, ce protocole diffère selon les établissements !!! La circulaire très floue du ministère de l'éducation nationale laissant en effet une grande marge de manoeuvre aux proviseurs ! Et c'est là que je trouve celà profondément grave ! Voilà des lycées où le statut des enseignants et donc la nature du service public rendu à la population ne sont pas les mêmes. Voici donc bien un exemple de décentralisation s'attaquant au fondement même de la solidarité républicaire au motif d'une efficacité que l'on aurrait bien du mal à mesurer dans le cadre de l'enseignement. Mais puisque la mode est à la gestion d'entreprise...
On voit déjà que tout celà est très cohérent et répond à une logique de privatisation du fonctionnement même du service public.
Cette cohérence se renforce à mes yeux actuellement avec le projet de privatisation de gdf, l'attaque des régimes spéciaux de retraite et le projet de loi de prévention de la délinquance.
On retouve d'ailleurs des similitudes entre le projet de prévention de la délinquance et les conseils pédagogiques puisque le maire désigne dans le milieu des travailleurs sociaux un référent et que le maire obtient de nouveaux pouvoirs qui ne sont pas de sa compétence. Je ne vais pas m'étendre sur les nombreuses dérives rendues possibles par ce système et très bien exposée entre autre dans "l'humanité" d'aujourd'hui.
Je me contenterais juste de dire que ce gouvernement a une politique d'une cohérence implacable : stigmatisation des plus faibles (retour aux classes laborieuses=classes dangereuses), divisions de la population et remise en cause de l'unité républicaine.
Décidemment la campagne présidentielle s'annonce vraiment sous de bons augures !

mardi, septembre 12, 2006

piscines blindées

Je pousse ici un coup de gueule contre la municipalité de Paris à propos des piscines municipales. Combien de temps va-t-il encore falloir supporter des piscines bondées ? 95 personnes barbottaient dans l'eau du bassin unique quand je remettais mes chaussures ! C'est la joyeuse info donnée par le nouveau compteur de la piscine !
alors je vais faire mon café du commerce, mais ça va bien de dépenser de l'argent pour paris plage et pour une piscine branchée quand on délaisse le quotidien des parisiens !
Voilà qui est dit ma bonne dame ! les bobos n'ont qu'à bien s'accrocher à leurs vélos !

lundi, septembre 11, 2006

Vive la France

En parcourant "le parisien" d'aujourd'hui, j'ai eu envie de mettre en parallèle les propos de deux personnes relatés par ce journal.
Les premiers sont du pathétique et si prévisible Philippe de Villiers qui pour exister continue à rabacher les mêmes clichés nationalistes : "Si je suis élu, nous ferons flotter tous ensemble chaque matin le drapeau tricolore dans les cours d'école" (hiers à l'université d'été du mpf)
Les seconds sont de Nadir Bendoun, un jeune reporter qui raconte comment il a réussi son parcours (pour reprendre le titre de la rubrique du "parisien") malgré des débuts enrayés par la discrimination : "C'est là bas (ndb* en Australie) que j'ai enfin compris que j'étais français, de culture française... : le club dorothée, le journal le parisien, les crêpes et le film X du samedi soir à minuit sur canal +"
Je vous laisse méditer sur ces deux visions de l'identité nationale qui se concilieraient peut-être dans un compromis en passant un film X chaque matin dans les cours d'école. Mais vous savez comme moi combien il est dur de réformer l'éducation nationale.


* ndb = note du blogger

dimanche, septembre 10, 2006

triathlon

Je ne compte pas faire de ce blog un lieu pour raconter ma vie, mais plutôt m'en servir pour donner mes impressions sur divers évènements que je rencontre.
Aussi, puisque je viens de découvir aujourd'hui le triathlon, je me dois donc de livrer mes conclusions sur cette expérience. Conclusions qui feront évidemment date dans l'histoire du sport.
Tout d'abord je dois dire que l'ambiance était très sympa et détendue (il faut dire qu'il s'agissait d'un triathlon découverte). Ce n'était pas de la grosse compétition et l'on retrouvait la convivialité des courses hors stade.
Ensuite l'alternance des épreuves évite de se lasser et procure de bonnes sensations. Pour bien sentir son corps rien de telle que les crampes.
Il y a également plein de détails techniques qui me faisaient rire de l'extérieur. Je prenais les triathlètes pour des maniaques cousins des accrocs du tuning. Et bien en pratiquant (et sans tomber dans l'excès) on se rend compte qu'avoir des lacets plastiques ou stotcher des barres céréales sur son cadre de vélo ne sont pas de mauvaises idées tant les coupures de rythme sont pénibles.
Enfin il faut y aller accompagné. C'est mieux pour être encouragé et pour l'intendance.

Merci papa, maman et capris ( super nom de code non ? )

Allez, à bientôt pour de prochaines aventures.

samedi, septembre 09, 2006

Bienvenue

Bienvenue sur cet espace consacré à des réactions diverses à propos de notre belle société. Je suivrais en cela le principe même du blog qui est de permettre à tout le monde de faire part de ses impressions sur n'importe quel sujet à qui veut bien le lire.

Par exemple je peut livrer en temps réel les impressions de mon petit frère qui envoie un message fort à la municipalité de Paris : Faites quelques chose pour que l'on puisse aller à la piscine sans se retrouver à 15 par ligne d'eau !!!

Ha un petit détail. J'essaierais de ne pas tomber dans les travers orthographiques du net, mais je réclame votre indulgence pour les fautes que vous pourrez déceler dans mes messages.

Bonne lecture et merci d'être là.